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Article - Numérisation

L'Agenda numérique

Introduction

L’Agenda numérique du gouvernement fédéral fixe les grandes lignes de la politique du numérique et regroupe des mesures dans des champs d’action principaux afin d'accompagner et d'orienter le changement numérique. Il est mis en œuvre conjointement par les trois ministères fédéraux de l’Économie et de l’Énergie, de l’Intérieur et des Transports et de l’Infrastructure numérique.

L'Agenda numérique

© F8studio - stock.adobe.com

Notre monde est de plus en plus un univers de réseaux numériques. Notre vie quotidienne, nos relations avec les autres - où et comment nous travaillons, ou encore nos possibilités de participer à la vie de la société - s'en trouvent transformées. Ce changement ouvre de grandes perspectives en ce qui concerne la qualité de vie en Allemagne et la prospérité et l’avenir du pays. Mais la numérisation ne va avoir réellement des effets positifs que si ce changement s'opère au centre de la société et si tous les groupes de la société y contribuent.

Face à ce changement structurel, le gouvernement fédéral met en œuvre un Agenda numérique et fournit un cadre pour vivre, apprendre, travailler et produire dans ce monde numérique. L'Agenda numérique 2014-2017 définit des étapes importantes de la politique numérique autour de trois objectifs centraux qui sont la croissance et l'emploi, l'accès et la participation ainsi que la confiance et la sécurité. Un jalon important de l'Agenda numérique est la politique économique et de l'innovation. L'Agenda numérique est mis en œuvre conjointement par les entreprises, les partenaires sociaux, la société civile et le milieu scientifique.

En complément de l'Agenda numérique, le ministère fédéral de l'Économie a présenté la Stratégie numérique 2025 lors du CeBIT 2016. Elle décrit des mesures et instruments importants nécessaires au-delà même de la période législative en cours, afin de réussir le changement numérique en Allemagne. Afin de se concentrer en particulier sur les plateformes numériques et de mettre au point des propositions pour une politique de gouvernance numérique, le BMWi a lancé un large processus de consultations intense à travers le Livre vert sur les plateformes numériques. Le résultat de ce processus, le Livre blanc, a été présenté lors du CeBIT 2017. Il contient des propositions concrètes pour une politique de gouvernance numérique et vise une compétitivité juste dans le monde numérique, le respect des droits fondamentaux individuels et la souveraineté des données. Pour en savoir plus, veuillez consulter de.digital (en anglais).

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Les piliers du changement numérique

L'Agenda numérique regroupe des mesures en sept champs d'action centraux. Celles-ci sont nécessaires afin de faire avancer la politique allemande:

Infrastructures numériques

L’Allemagne entend jouer un rôle moteur dans la diffusion et l’utilisation des services numériques. La demande en connexions Internet à haut débit explose. Le but est de permettre à l’ensemble des citoyens de profiter des avantages du numérique. C’est la raison pour laquelle l’Allemagne doit mettre en place un réseau haut débit couvrant l’ensemble de son territoire. L’objectif est donc d’associer différentes techniques afin de réaliser une infrastructure nationale à large bande.

Dans cette perspective, l’Agenda numérique prévoit d’améliorer les conditions susceptibles de favoriser le développement des réseaux par les acteurs du marché. Il vise aussi à encourager l’équipement en haut débit, notamment dans les zones rurales. Le gouvernement allemand entend ainsi encourager la mobilité, promouvoir les nouveaux services et offrir de nouvelles ressources au système de santé.

Le 27 janvier 2016, le conseil des ministres a adopté le projet de loi relatif à la facilitation du développement des réseaux numériques à haut débit (loi DigiNetz), par lequel la directive européenne de réduction des coûts est transposée dans le droit national. L'objectif déclaré : d'ici 2018, il doit exister un approvisionnement de base couvrant l'ensemble du territoire avec au moins 50 mégabits par seconde. La situation a bien progressé ces derniers temps : pour plus de 70 pour cent des ménages, ces connexions sont déjà disponibles aujourd'hui. Le développement du LTE et de la 4G (quatrième génération des standards pour la téléphonie mobile) a avancé rapidement et le programme actuel de promotion du haut débit a été bien accepté. Dans l'ensemble, 4 milliards d'euros d'aides financières ont été dégagés.

Mais cet objectif n'est pas encore assez ambitieux sur le long terme : la Stratégie numérique 2025 prévoit donc de mettre en place des réseaux gigabits viables à l'avenir (vitesses en gigabits en downloads et uploads, des transmissions fiables en temps réel et des services internet sûrs de haute qualité). Les réseaux gigabits doivent être rapidement disponibles pour les entreprises et les zones d'activité. Par ailleurs, un réseau en fibres optiques si possible généralisé est une condition indispensable pour l'instauration complémentaire de la 5G (cinquième génération des standards pour la téléphonie mobile). Les infrastructures ne doivent pas devenir un frein au processus de numérisation. Le Livre blanc sur les plateformes numériques reprend les mesures correspondantes de la Stratégie numérique 2025 et concrétise les étapes de mise en œuvre suivantes :

  • Donner des incitations à l'investissement - moderniser le droit des télécommunications
    Le droit des télécommunications doit être orienté plus fortement que jusqu'à présent en fonction du développement du réseau gigabits. Cela vaut également pour les objectifs de développement ainsi que les incitations à l'investissement correspondantes. La proposition de la Commission européenne relative à la révision du cadre juridique européen existant pour la communication électronique du 14 septembre 2016 (TK-Review / examen des télécommunications ) contient une série de bonne approches.
  • Garantir la diversité des opérateurs et la combinaison de technologies
    La compétitivité est le moteur le plus important du développement du haut débit. Il faut donc miser sur la diversité des opérateurs et un mix technologique gigabits (raccordement en fibre optique jusqu'au bâtiment = FTTB/logement = FTTH, réseaux câblés à large bande hybrides performants, rôle complémentaire de la prochaine génération de téléphonie mobile 5G).
  • Optimiser la promotion et créer des partenariats public-privé
    Les technologies gigabits dans les zones rurales doivent être l'un des axes clés de la promotion du haut débit. Des fonds d'un montant d'environ 10 milliards d'euros sont nécessaires de 2018 à 2025, outre les investissements privés supplémentaires massifs. Une partie de ces fonds sera couverte par le « fonds d'investissements d'avenir numérisation » à mettre en place. Afin de stimuler la demande, des « gigabit-voucher » sont nécessaires. Il s'agit de bons sous la forme de subventions limitées dans le temps pour les raccordements gigabit en lien avec des applications innovatrices (pour les petites et moyennes entreprises et les institutions importantes d'un point de vue socioéconomique dans les régions rurales et les régions structurellement faibles). Les partenariats public-privé sont une bonne solution pour le développement des infrastructures numériques. Par ailleurs, il existe un besoin de compétences pour la planification et la réalisation.

Économie et travail numériques

Misant sur une combinaison éprouvée de continuité et de dynamisme, les PME allemandes sont dans une bonne position pour relever les défis qui s’annoncent et maîtriser les bouleversements structurels. En sa qualité de ministère fédéral responsable des PME, le BMWK appuie les entreprises par une politique moderne et tournée vers l’avenir en faveur des PME et crée des incitations en faveur de la réussite durable des entreprises.

Les dix priorités de la politique du BMWK en faveur des PME:
Promouvoir l’esprit d’entreprise

Les créations et transmissions d’entreprises revêtent une importance déterminante pour l’économie allemande. Les plus de 300 000 entreprises créées chaque année sont des garantes du dynamisme économique et de la création d’emplois. Les start-ups, vivier d’innovation, sont les PME de demain. Quand elle réussit, la transmission d’une entreprise d’une génération à l’autre préserve des modèles d’activité éprouvés, l’expertise entrepreneuriale et les emplois.

À travers l’initiative pour la création d’entreprises « GO! » (en allemand), le BMWK encourage l’entrepreneuriat en Allemagne et s’adresse aussi de manière ciblée à des groupes jusqu’à présent sous-représentés dans la création d’entreprises, par exemple les femmes (l’initiative du BMWK « FRAUEN unternehmen » (« les femmes entreprennent »)) (en allemand) ainsi que des potentiels créateurs d’origine étrangère (parrainages de créateurs).

www.existenzgruender.de et www.existenzgruenderinnen.de mettent à disposition un large éventail d'offres d'information et de conseils. La bourse de transmission d’entreprises « nexxt-change » établit le contact en ligne entre des entrepreneurs prêts à transmettre leur entreprise et des successeurs potentiels. Le programme EXIST renforce la culture de création d'entreprises dans les établissements d'enseignement supérieur et met des bourses à disposition de jeunes créateurs d'entreprise issus du milieu scientifique. À travers les « German Accelerators » à Boston, Palo Alto et New York, les jeunes start-ups reçoivent un soutien actif pour s'internationaliser et faire les premiers pas sur le marché américain.

Assurer le financement des entreprises, renforcer le financement de la création d’entreprises et de la croissance

L’accès à un financement adéquat est une condition essentielle à la capacité des PME à investir et à innover et donc à leur compétitivité.

Le financement des PME au moyen de crédits est très courant en Allemagne et le BMWK suit donc de près les effets de la régulation des marchés financiers sur la disponibilité et les conditions des crédits accordés aux PME. Notre objectif : les PME ne doivent pas être défavorisées par rapport aux grandes entreprises cotées en Bourse et leurs intérêts doivent être pris en compte.

Afin de renforcer le marché du capital-risque, le BMWK a débloqué environ deux milliards d’euros par le biais de plusieurs instruments, dont la nouvelle dotation de 500 millions d'euros à la facilité pour la croissance du fonds de fonds PRE/FEI (financé par le Fonds européen d’investissement (FEI) et le fonds spécial du Programme de rétablissement européen (PRE)), le nouveau fonds de co-investissement coparion, d’un volume de 225 millions d’euros, et le fonds de fonds PRE/FIE (incluant le « European Angels Fonds ») porté à 1,7 milliard d’euros. Le BMWK s'engage par ailleurs en faveur d'une amélioration des conditions cadres fiscales pour le capital-risque et souhaite promouvoir les introductions en bourse des jeunes entreprises en phase de croissance.

Garantir la couverture des besoins futurs en main-d’œuvre qualifiée, intégrer les réfugiés à l’apprentissage et à l’emploi

La couverture des besoins en main-d’œuvre qualifiée est un des défis essentiels pour les entreprises allemandes. D’un côté, l’Allemagne doit faire face à une concurrence internationale croissante pour les meilleurs cerveaux ; de l’autre côté, les PME rivalisent avec les grandes entreprises dans la recherche de main-d’œuvre qualifiée. Une politique moderne pour les PME doit donc mieux valoriser le potentiel de main-d’œuvre nationale tout en recrutant de la main-d’œuvre qualifiée étrangère.

À travers l'’« Allianz für Aus- und Weiterbildung » (Alliance pour la formation initiale et continue), le BMWK, l’Agence fédérale pour l’emploi et des représentants de l’économie, des syndicats et des Länder renforcent l’attractivité et la reconnaissance sociale de la formation professionnelle. Dans le cadre du programme « Placement ciblé », des conseillers soutiennent des PME à pourvoir des places d'apprentissage libres. En coopération avec les partenaires sociaux, nous adaptons régulièrement les règlements de formation aux nouvelles exigences du monde du travail, notamment dans le domaine des « compétences numériques ». Le programme « Berufsbildung ohne Grenzen » (Apprentissage sans frontières) a été créé pour améliorer les compétences interculturelles des apprentis. Pour en savoir plus.

Différents programmes sont par ailleurs consacrés au recrutement ciblé de travailleurs qualifiés et d’étudiants étrangers souhaitant venir en Allemagne et les informent sur la vie et l’emploi en Allemagne (portail du BMWK-Portal www.make-it-in-germany.com ; assistance téléphonique « Arbeiten und Leben in Deutschland » (Vivre et travailler en Allemagne) ; initiative « Study and Work »).

Afin de faciliter l’intégration des réfugiés dans la formation et l’emploi, le BMWK propose avec ses partenaires différentes offres d’information et de conseil, dont le réseau d’entreprises « Unternehmen integrieren Flüchtlinge » (Les entreprises intègrent les réfugiés) et environ 150 « Willkommenslotsen » (Guides de bienvenue), rattachés aux chambres et organisations économiques régionales. Ils aident les petites et moyennes entreprises à intégrer des réfugiés par le biais de stages, d’apprentissages et de l’emploi et les conseillent pour toutes les questions pratiques.

Mieux légiférer et réduire la bureaucratie

Une réglementation moderne et effective ainsi qu’une administration efficace sont à la base d’un ordre économique compétitif : les chefs d’entreprise, les jeunes créateurs d’entreprise ou les personnes reprenant une entreprise doivent surtout pouvoir se concentrer sur leur activité et consacrer le moins de temps possible aux formalités bureaucratiques et administratives.

En introduisant le frein à la bureaucratie « one in-one out » (pour chaque nouvelle réglementation introduite, une réglementation existante doit être supprimée), les lois I et II sur l’allègement de la bureaucratie et la modernisation du droit des marchés publics, le BMWK a réduit de manière considérable la bureaucratie et les charges liées à l’application des réglementations pour les entreprises (allègements dus à ces trois lois : environ 2 milliards d’euros). En même temps, la modernisation du droit des marchés publics améliore l’accès des PME aux commandes passées par les pouvoirs publics. Le test PME garantit que les impacts financiers de tous les projets de lois et de règlements du gouvernement fédéral sur les PME soient obligatoirement pris en compte. Pour en savoir plus.

Passer au numérique et en tirer profit

Afin de soutenir la numérisation des PME, le BMWK a entre-temps instauré 25 centres de compétences PME 4.0 à l'échelle fédérale. Ces centres de compétences PME 4.0 (en allemand) répartis dans toute l'Allemagne apportent de l'aide aux entreprises à travers des connaissances d'experts, des centres de démonstration, des réseaux servant à l'échange d'expériences, des manifestations et des exemples pratiques. Par le biais de l'axe prioritaire « les PME et la numérisation », le BMWK soutient les PME dans l'utilisation des technologies de l'information et de la communication modernes, de la numérisation et de la mise en réseau ainsi que de l'application de l'industrie 4.0. D'autres programmes sensibilisent aux thèmes tels que la protection et la sécurité des données. Pour en savoir plus.

Renforcer la capacité d’innovation

La capacité d’innovation est la clé de la compétitivité future. Les PME allemandes occupent une place importante dans la recherche de réponses innovantes et de solutions durables aux mutations de la société et aux défis planétaires comme le réchauffement climatique, la numérisation de tous les domaines de la vie et le changement démographique.

Le BMWK appuie la capacité d’innovation des entreprises par des cadres propices à l’innovation et des programmes d’aide axés sur les besoins du marché. Le « Zentrale Innovationsprogramm (ZIM) » (Programme central d’innovation pour les PME) accorde des subventions aux projets de recherche et de développement axés sur le marché. L’interaction entre les PME au sein de réseaux d’innovation et avec des institutions de recherche est notamment financée par le ZIM, mais aussi par le programme « go cluster ».

Saisir les possibilités offertes par la mondialisation

Les PME allemandes sont très axées sur l’international: environ 44 % des entreprises allemandes contribuent directement ou en tant que sous-traitants au succès du commerce extérieur de l’Allemagne. Le chemin de l’étranger présente des intérêts : même les petites entreprises tirent une part considérable de leur chiffre d’affaires de leurs activités à l’étranger. L’expérience montre que les PME exportatrices affichent aussi de meilleurs résultats sur le marché national que leurs concurrents.

Avec ses offres de promotion des exportations regroupées sous la marque commune « Mittelstand global » (Les PME à l’international), le BMWK propose aux PME des outils de promotion efficaces, souples et axés sur la demande, qui les aident à s’internationaliser. Les secteurs d’avenir comme l’énergie, les techniques environnementales, le secteur de la santé et la sécurité civile sont pris en compte, comme de nombreuses autres branches de l’industrie. Cette offre comprend par exemple des initiatives en faveur des exportations avec des voyages destinés à la mise en valeur de nouveaux marchés et à l’établissement de contacts d’affaires, des informations sur les marchés fournies par Germany Trade & Invest (GTAI), les chambres de commerce allemandes à l’étranger, la participation aux foires et expositions et l’assurance-crédit à l’exportation. Le BMWK œuvre également en faveur de la facilitation des échanges et de la conclusion d’accords de libre-échange bilatéraux et internationaux. Pour en savoir plus.

Contribuer activement à la politique européenne en faveur des PME

L’importance du marché unique européen a nettement augmenté pour les PME: plus de 93 % des PME exportatrices sont actives sur le marché européen.

Le BMWK représente d’une voix ferme les intérêts des PME à Bruxelles en demandant la création d’un marché unique favorable aux PME, un accès simplifié, sans complications bureaucratiques, aux programmes d’aide de l’UE et l’élimination des entraves injustifiées. Il intervient en même temps en faveur du maintien des structures éprouvées et couronnées de succès, notamment l’autonomie administrative de l’économie et ses éléments clés, tels que la formation professionnelle en alternance, le brevet de maîtrise obligatoire, le système des chambres de métiers ainsi que la concertation entre les partenaires sociaux.

Le ministère fédéral de l'Économie et de la Protection du Climat (BMWK) contribue également activement aux négociations sur le paquet services de l'UE puisque l'objectif de renforcer le marché intérieur des services ne doit pas être en contradiction avec certains aspects exigés à juste titre par les États membres (telles que la protection de la santé ou des consommateurs). Brigitte Zypries, ministre fédérale de l'Économie et de la Protection du Climat, a déclaré à ce propos : « L'Allemagne possède des structures qui sont à la base de notre réussite. Je parle notamment de l'autonomie administrative de l'économie, de la formation professionnelle en alternance, du diplôme de maîtrise obligatoire et de la concertation entre les partenaires sociaux. Nous n'accepterons pas que ces avantages soient détruits. » Pour plus d'informations, veuillez consulter le dossier sur les services (en allemand).

Le BMWK informe les PME allemandes très tôt des projets de la Commission européenne (par exemple par le biais du dispositif de veille dédié aux PME, EU-Mittelstandsmonitor (en allemand)) et leur signale notamment des programmes d'aides pertinents (tels que COSME (en allemand)) et des appels d'offres. Pour en savoir plus.

Les petites et moyennes entreprises (PME) sont le moteur de la croissance et de l'emploi en Europe

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Renforcer les PME dans les régions structurellement plus faibles

Au niveau international, l’Allemagne se distingue par la large répartition régionale des PME sur l’ensemble du territoire allemand : ailleurs, les entreprises sont surtout concentrées dans les capitales alors qu’en Allemagne, la plupart des PME sont implantées partout, même dans les petites villes. Pour qu’il en soit ainsi encore à l’avenir, le BMWK, en menant une politique régionale ciblée, œuvre en faveur de l’amélioration du cadre économique dans les régions structurellement plus faibles.

La tâche d’intérêt commun « Amélioration des structures économiques régionales » (GRW) de la Fédération et des Länder finance des investissements industriels et des investissements dans les infrastructures communales de support aux activités économiques, des mesures de promotion de la mise en réseau et de la coopération entre les acteurs locaux ainsi que des actions améliorant la compétitivité des petites et moyennes entreprises. La GRW est complétée par d’autres programmes en faveur de la mise en réseau des PME entre elles et avec des institutions de recherche industrielle externes d’utilité publique dans les régions structurellement plus faibles (il s’agit p. ex. de l’initiative en faveur des technologies propres pour l’Est de l’Allemagne, INNO-KOM-Ost). Pour en savoir plus.

Créer de nouveaux domaines d’activité dans le cadre de la transition énergétique

La transition énergétique offre aux PME la possibilité d’exercer leurs activités sur de nouveaux marchés, tels que le secteur des services énergétiques ou la rénovation énergétique des bâtiments, et contribue à la création d’emplois au niveau local, par exemple dans la construction ou l’artisanat. Le BMWK propose aux PME des offres de conseil et des possibilités de financement adéquates leur permettant de mettre en valeur ces nouveaux domaines d’activité. Par ailleurs, il aide les PME à organiser leur processus de production dans un souci d’efficacité énergétique et à introduire des technologies à haut rendement énergétique.

Vous trouverez des précisions et un complément d’information sur les mesures concrètes engagées dans ces dix thématiques dans le programme d’action « Avenir PME ».

Un État qui innove

Le Gouvernement fédéral se prononce en faveur d'une transition numérique au sein de l’Administration publique. Il souhaite que les services numériques offerts par celle-ci deviennent plus simples, plus performants, tout en étant accessibles dans de bonnes conditions de sécurité. À travers le programme « Administration numérique 2020 », le gouvernement fédéral crée les conditions cadres de l'administration du futur. Celle-ci exploite le potentiel de la numérisation. Elle est efficace, transparente, entièrement accessible et conviviale pour les entreprises et les citoyens. Parallèlement, il s’agit de préserver l’autonomie et la capacité d’action des systèmes d’information de l’État et de garantir la sécurité des communications gouvernementales.

Le gouvernement entend mettre à profit son rôle de gros acheteur de TIC pour promouvoir l'innovation et la sécurité dans les nouvelles technologies.

Intégrer le numérique dans la vie de la société

Le gouvernement souhaite élargir le dialogue avec les différents groupes sociaux et favoriser les nouvelles voies permettant à tous les citoyens de participer à la diffusion du numérique. Il souhaite également supprimer les obstacles, renforcer l’intégration numérique et la compétence médiatique au profit de toutes les générations, améliorer les conditions d’accès et l’égalité et aussi encourager l’engagement dans ce domaine. Afin de mesurer le développement du degré de numérisation de la population allemande, le gouvernement fédéral soutient l'étude D-21-Digital-Index (D-21 Indice numérique).

Éducation, recherche, sciences, culture et médias

Les principaux champs d’utilisation des nouveaux outils numériques, l’éducation, la recherche, les sciences, la culture et les médias sont le moteur et le garant de l’évolution dans ce domaine. En 2016, les plateformes et organes du Sommet national des TIC étaient particulièrement consacrés à la formation numérique. L’Agenda numérique prévoit d’accélérer la transition numérique dans le secteur des sciences et d’assurer l’accès au savoir, celui-ci étant la base de l’innovation.

Il s'agit de mettre à profit les potentialités d’innovation, les modèles économiques et les canaux de diffusion du numérique. Les conséquences de la transition numérique seront aussi étudiées.

Pour tirer profit des nouvelles possibilités d’action et de participation qu’elle ouvre, l’État, les entreprises et la société doivent investir dans la durée dans les secteurs clés de l’éducation, des sciences et des infrastructures, après y avoir créé des conditions adaptées.

Ce n'est qu'en prenant en compte l'industrie culturelle et créative que la numérisation peut déployer son plein potentiel au profit de la société et de l'industrie en Allemagne. En effet, la créativité est l'une des composantes les plus importantes du 21ème siècle.

Sûreté, sécurité et confiance pour le citoyen et les entreprises

La sûreté et la sécurité sont indispensables sur Internet si l'on veut que la population et les entreprises allemandes puissent tirer pleinement profit des possibilités offertes par le numérique. Cela concerne à la fois le consommateur et les acteurs économiques, qui doivent être assurés de la sûreté de leurs données et de l’intégrité et de la disponibilité des infrastructures numériques.

La sécurité des systèmes et la protection des données sont les grands thèmes généraux du développement du numérique. À ce titre, ils se retrouvent dans tous les domaines d’action définis dans l’Agenda numérique. Le BMWi apporte sa contribution à travers les portails Trusted Cloud et Sécurité informatique dans l'économie (en allemand).

La dimension européenne et internationale de l’Agenda numérique

Pour préserver et développer un Internet planétaire, ouvert, libre et sûr, qui soit un espace de pluralité des opinions, de participation et d’innovation et aussi un moteur de croissance économique et d’emploi, il est nécessaire que les règles et le mode de gouvernance en vigueur pour le réseau mondial trouvent leur reflet et leur contrepoint aux niveaux européen et international. Certaines des questions fondamentales touchant à la gestion de l’Internet, comme l’attribution et la coordination des ressources critiques, sont tranchées au niveau mondial. Cela rend nécessaire un renforcement de la participation de l’Allemagne à ces processus (gouvernance de l’Internet).

L’Agenda numérique prévoit par ailleurs le développement du « droit international de la Toile », de la protection des droits de l’homme ainsi que du renforcement de la numérisation dans la coopération au développement.

Dans le cadre de l'Initiative européenne « Digital Champion » (champion du numérique), le ministre fédéral Sigmar Gabriel a nommé le professeur Gesche Joost à la fonction « d'ambassadrice de l'Internet ». En tant que médiatrice, elle informe dans le même temps la Commission européenne sur la politique numérique allemande et l'Allemagne sur la politique numérique européenne et les politiques d'autres États membres.

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Progrès réalisés dans la mise en œuvre de l'Agenda numérique

Lors des trois dernières années, le gouvernement fédéral a pris des mesures décisives, afin d'atteindre les objectifs de l'Agenda numérique dans les trois champs d'action. Parmi ces mesures figurent par exemple les programmes d'aide pour le développement de réseaux haut débit de haute performance généralisés et d'autres projets numériques, la loi sur la sécurité des technologies de l'information et la plateforme Industrie 4.0 (en anglais).

Le 26 avril 2017, le gouvernement fédéral a présenté un bilan de sa politique numérique des trois dernières années. Le rapport de la législature sur l'Agenda numérique 2014-2017 (en allemand) montre : l'Allemagne est bien préparée à l'avenir numérique dans de nombreux domaines.

  • Avec la construction d'un réseau de centres de compétences PME 4.0, les petites et moyennes entreprises sont sensibilisées à l'utilisation d'applications numériques. Dix de ces centres ainsi qu'un centre de compétences « Artisanat numérique » existent déjà. D'autres vont encore être créés.
  • La plateforme Industrie 4.0, qui compte plus de 300 acteurs venant de 160 organisations différentes, est devenue l'un des réseaux les plus grands et réussis au monde, pour soutenir la transformation numérique des entreprises productrices et faire avancer ce thème à l'échelle internationale.
  • Les conditions cadres permettant de favoriser le développement du réseau par les acteurs du marché et un équipement réseau très performant ont été améliorées, notamment dans les zones rurales.
  • Le 9ème amendement de la loi contre les restrictions de concurrence (GWB) améliore le cadre réglementaire de l'économie numérique dans le domaine du contrôle des abus et des fusions. La troisième loi modificative sur les télémédias ouvre la voie au réseau sans fil (WLAN) public gratuit en Allemagne, par exemple dans les aéroports et les cafés. L'adoption du règlement relatif au marché unique des télécommunications qui vise à protéger la neutralité du réseau est également une grande réussite, puisque Internet ouvert est indispensable dans une société numérique.
  • Avec comme objectif de développer le cadre réglementaire et de la concurrence pour les entreprises numériques, le Livre vert « Plateformes numériques » a ouvert un large dialogue technique pour toutes les parties prenantes. Les résultats concrets et recommandations d'action sont rassemblés dans le Livre blanc sur les « plateformes numériques », qui a été présenté en mars 2017.
  • Le Sommet national des technologies de l’information (depuis cette année appelé Sommet sur le numérique) a été organisé en fonction des champs d'action de l'Agenda numérique. Il renforce le dialogue continu avec les entreprises, le milieu scientifique et la société civile et étend le dialogue à tous les domaines du numérique.

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